Dimanche matin, je roulais tranquillement, grignotant sans passion mon donut de chez Tim (les Canadiens me comprennent), quand soudainement... UN COUREUR.
Tout équipé comme ils le sont habituellement à Ottawa. Ça me fait toujours un peu sourire: 2 petites bouteilles d’eau dans la ceinture (quand c’est pas dans le dos !), le tee-shirt fluo, le ipod aux oreilles, et… ils ne s’arrêtent surtout pas aux feux rouges, ils sautillent sur place comme des ressorts. ILS SE PRENNENT POUR DES COUREURS OLYMPIQUES.
EN BREF : ILS M’ÉNERVENT ou je suis jalouse ?
OKAY. Je l’avoue. Je suis jalouse ! Mais ils ont quand même l’air ridicule. NA !
Est-ce que je vous ai déjà raconté ma tentative pour apprendre à courir ?
Un soir (j’ai attendu la nuit, histoire de ne pas trop croiser de voisins), je décide qu’il est temps de réaliser mes rêves, « my bucket list ».
J’annonce à mon mari que je vais courir. Mon cher et tendre n’étant pas du genre à laisser échapper son étonnement, il murmure avec un petit sourire : courir ?
Me voilà donc partie. Petite foulée professionnelle, 1 inspiration, 2-3 expiration. Je souris de plaisir.
Le sourire s’évanouit au bout de…. 50 mètres, je m’embrouille dans ma respiration, 1 inspiration, 2 j’oublie de respirer, 3 expiration. Oh ben là, J’EN PEUX PLUS !
Au moins je suis arrivée au premier stop près de la maison. Je reviens à la maison en marchant pépère… 7 minutes après en être partie.
Mon mari m’accueille avec un : DÉJÀ ? qui m’énerve tellement que je ne lui réponds même pas !
2ème jour : aller retour au stop en courant.
3ème jour : aller retour au 2ème stop en courant.
4ème et 5ème jour : ma voisine Natalie décide de m’accompagner. Pas facile de parler en courant.
6ème au 10ème jour : Natalie a mal au dos, on décide de marcher. Bien plus facile pour bavarder.
11ème jour : on est fatiguées, on décide un repos et on cause devant la maison.
12ème jour : oh well. Et si on rentrait se prendre un petit verre ?
Ah, on est bien chez soi !
Tchin, tchin !
Catherine LG
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